La petite fille qui aimait les maths

 »-. Toute sa vie, elle avait adoré les puzzles et les énigmes. Quand elle avait neuf ans, sa mère lui avait offert un Rubik’s Cube. L’objet avait lancé son défi à son sens de la logique pendant quarante minutes, avant qu’elle finisse par en comprendre le fonctionnement. Ensuite, elle n’avait eu aucun mal à le résoudre. Elle ne s’était jamais trompée pour répondre aux questions des tests d’intelligence des quotidiens, du genre cinq figures aux formes bizarres et il fallait indiquer quelle forme aurait la sixième. Le réponse pour elle était toujours évidente.

À l’école primaire, elle avait appris les additions et les soustractions. La multiplication, la division et la géométrie en étaient le prolongement naturel. Elle savait faire mentalement l’addition d’une note au restaurant, établir une facture et calculer la trajectoire d’un obus d’artillerie tiré d’un angle donné à une vitesse donnée. Avant d’avoir lu l’article dans Popular Science, elle n’avait absolument jamais été fascinée par les mathématiques, ni même n’avait considéré la table des multiplications comme des maths. La table des multiplications était une chose qu’elle avait mémorisée en un après-midi, et elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi l’instituteur continuait à la rabâcher toute une année. » Stieg Larsson (La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette)

3 réflexions sur “La petite fille qui aimait les maths

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s