Le chant de la Diva

 »-. La salle toute entière avait salué des mille clameurs de son inénarrable émoi Christine, qui sanglotait et défaillait dans les bras de ses camarades. On dut la transporter dans sa loge. Elle semblait avoir rendu l’âme. Le grand critique P de St-V fixa le souvenir inoubliable de cette minute merveilleuse, dans une chronique qu’il intitula justement La Marguerite Nouvelle. Comme un grand artiste qu’il était, il découvrait simplement que cette belle et douce enfant avait apporté ce soir-là, sur les planches de l’Opéra, un peu plus que son art, c’est-à-dire son ❤️.

50x50cm « Diva » galerie Z’Artistes

Aucun des amis de l’Opéra n’ignorait que le ❤️ de Christine était resté pur comme à quinze ans, et le critique déclarait que, pour comprendre ce qui venait d’arriver à Christine Daaé, – il était dans la nécessité d’imaginer qu’elle venait d’aimer pour la première fois !– . Je suis peut-être indiscret, ajoutait-il, mais l’amour seul est capable d’accomplir un pareil miracle, une aussi merveilleuse transformation. Nous avons entendu, il y a deux ans, Christine Daaé dans son concours du conservatoire, et elle nous avait donné un espoir charmant. D’où vient le sublime d’aujourd’hui ? S’il ne descend point du ciel sur les ailes de l’amour, il me faudra penser qu’il monte de l’enfer et que Christine a passé un pacte avec le 😈 ! Qui n’a pas entendu Christine chanter le trio final de Faust ne connaît pas Faust. L’exaltation de la voix et de l’ivresse sacrée d’une âme pure ne sauraient aller au-delà !- » Gaston Leroux (Le 👻 de l’Opéra)

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