Mi, fa, sol dièse

 »-. Vers six heures, ce jour-là (la soirée était douce, tiède encore malgré la saison), assise au bord du bassin de la terrasse, Laure jouait à faire tomber de minuscules cailloux, dont la chute agitait un instant, dans l’eau paisible, l’image du 🏰 de Barterand. Le son d’un 🎹 malhabile sourdait d’une fenêtre entrouverte. – Mais non, mi, fa, sol dièse...-dit Laure, pour elle-même. À entendre bégayer ainsi ces phrases musicales qu’elle savait elle-même par ❤️, elle éprouvait de l’énervement dans les doigts. Elle reconnaissait bien le morceau dont la pianiste ressassait un motif : le premier temps du quadrille de Métra, extrait de Joséphine, vendue par ses sœurs. Pia n’en sortait guère que pour aborder Le Chant du contrebandier, caprice de Joachim Raff, ce qui ne valait guère mieux.

50x60cm « Do-mi-fa-sol« , galerie Z’Artistes

-. Mlle Génolain doit encore se désespérer-. Le désespoir de la vieille demoiselle avait le don de la réjouir. -. Tu ne sauras jamais te servir de ta ✋ gauche, ma pauvre enfant...- De fait, Pia marquait peu de dispositions musicales. –. Elle joue du 🎹 comme elle vit-. Bien qu’elle fût de trois ans plus jeune que Pia, Laure éprouvait, à l’égard de son amie, si faible, si peu armée pour la vie, un sentiment d’affection protectrice et impérieuse. –. Il faut que j’aille voir. Il est temps de tirer cette pauvrette des griffes d’Agathe Génolain-. Elle se dirigea vers le 🏰. » Daniel-Rops (Mort, où est ta victoire)

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