Glouglou… Glouglou…

 »-. Et nous tournons dans l’eau comme des épaves. Mais j’ai saisi tout à coup de mes ✋ égarées le tronc de l’🌲 de fer ! Et nous voilà tous les deux suspendus à la branche de l’arbre de fer. Et l’eau monte toujours. Ah, ah, rappelez-vous, combien y a-t-il d’espace entre la branche de l’arbre de fer et le plafond en coupole de la chambre aux miroirs ? Tâchez de vous souvenir, après tout, l’eau va peut-être s’arrêter, elle trouvera sûrement son niveau… Tenez ! Il me semble qu’elle s’arrête !

30x30cm « L’Or Bleu », galerie Les Clins d’oeil de Dame Nature

Mais non, horreur, à la nage, à la nage ! Nos bras qui nagent s’enlacent, nous étouffons, nous avons déjà peine à respirer l’air noir au-dessus de l’eau noire. L’air qui fuit, que nous entendons fuir au-dessus de nos têtes par je ne sais quel appareil de ventilation. Ah, tournons, tournons jusqu’à ce que nous ayons trouvé la bouche d’air, que nous collections notre bouche à la bouche d’air. Mais les forces m’abandonnent, j’essaie de me raccrocher aux murs, comme les parois de glace sont glissantes à mes doigts qui cherchent… Un dernier effort, un dernier cri ! Glou, glou. Glou, glou, au fond de l’eau noire, nos oreilles font glouglou ! » Gaston Leroux (Le 👻 de l’Opéra)

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