Ceux d’en face

 »-, Olivier, mon garçon, j’écris pour ne pas mourir, mais en même temps je prie pour que tu ne vives pas ce que nous connaissons à Verdun. Tu avais raison, la guerre ne devrait pas exister. Comment l’expliquer à ceux qui n’ont pas connu les tirs incessants, le roulement de tonnerre de l’artillerie allemande, l’enfer du corps-à-corps où l’ennemi disparaît pour ne plus être qu’une bête nuisible à exterminer. Sommes-nous encore des hommes ? Je me le demande, alors que nous enjambons des morts, jetons à peine un regard aux blessés qui agonisent dans les trous d’obus. Si notre régiment de réservistes a été appelé en première ligne, c’est bien qu’il peut être encore utile. Mais quelle abomination que la guerre !

50x70cm « Uniforme« , d’après un poème de Clara, galerie Chaos

Pourtant, nous résistons, par je ne sais quel miracle. Pas de véritables abris, rien que des marmites provoquées par un bombardement inimaginable, une puissance de 🔥 désespérante, des brancardiers qui se font tuer comme sur un stand de tir. Des blessés qui agonisent, faute d’eau et de soins… Et des cadavres… Partout. Un officier a déclaré. -. Le jour où ils viendront, ils vont nous massacrer jusqu’au dernier, et c’est notre devoir de tomber-. J’ai honte, mon fils, honte pour les politiciens qui saignent à blanc notre pays. » Françoise Bourdon (La 🌃 de l’Amandier)

Une réflexion sur “Ceux d’en face

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