Ils voyageaient en diligence

Ah les diligences ! En ce temps, elles sont devenues des monstres ventrus pouvant transporter dix-huit passagers, plus ou moins bien installés. D’abord dans le coupé, ou cabriolet, c’est un compartiment installé à l’avant, au-dessous du conducteur, assez haut cependant pour ménager une bonne vue par-dessus la croupe des 🐎. En arrière du coupé, vient l’intérieur, le ventre de la voiture, qui avale ses huit personnes, coudes serrés et ☂️ sur les genoux. Les incidents ne manquent évidemment pas et, pour éviter qu’on s’écharpe à chaque relais pour les bonnes places, les meilleures sont les coins fenêtre face à la route, on distribue avant le départ des billets de priorité. Les premiers arrivés choisissent pour tout le voyage.

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En haut, on trouve le panier du conducteur, ainsi nommé parce qu’il était autrefois en osier, et qui est devenu une banquette de cuir, partiellement abritée par une capote qui avance comme un auvent de hangar. Plusieurs passagers peuvent prendre place aux côtés du conducteur, coups de ☀️, poussière et bains de siège garantis, ou derrière lui, dans la rotonde. C’est déjà la troisième classe. Reste l’impériale, à laquelle on accède par une échelle fixée à l’arrière. Vaste surface encombrée de malles, de sacs, de colis, de ballots, au milieu desquels les voyageurs tentent de se faire un nid. » Barret- Gurgand (Ils voyageaient la France)

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