Carte blanche à… Christine

Et pourquoi pas, qui me l’octroira, sinon moi-même ? Mon challenge du jour est simple, posée sur mon chevalet, une toile de bonne dimension, déjà peinte, et fort mal peinte. À côté de moi, un flacon de peinture blanche d’une qualité médiocre, peu avenante, mais très épaisse et, je suppose bien couvrante. J’appuie généreusement sur le flacon, et barbouille d’une tout aussi généreuse couche d’apprêt. Il ne reste plus qu’à, fort grossièrement, étaler au 🔪, comme si l’on beurrait une tartine. Ce n’est pour l’instant pas très appétissant, d’autant plus que, selon mon habitude, j’ai travaillé salement.

Pas le temps de nettoyer, il faut agir vite. Avec la pointe du 🔪 à PEINDRE, d’une ✋ légère, je trace un motif de fleur stylisée, qui s’imprègne dans le frais. Ensuite, on laisse sécher, un jour, ou deux, selon l’épaisseur de la couche de fond. Puis, c’est tout simple, carte blanche… à l’imagination. Le motif sera repris au pinceau ou pourquoi pas au 🔪, ou aux marqueurs à l’alcool, dans des teintes vives, ou aux pastels. Par petits coups d’un pinceau fin, ou par grandes envolées de poignet pour créer des aplats, du relief, des stries, des incrustations. Bref, carte blanche… à la fantaisie-. Dis Christine, pourquoi la peinture blanche ?-. Bien entendu, toute teinte peut faire l’affaire, ce qui compte, ce n’est pas vraiment la couleur, mais plutôt la générosité de la couche d’apprêt. Autant, pour débuter, utiliser un fond neutre, l’on en verra d’autant mieux les traits de couleurs qui le complèteront. Attention également à ne pas multiplier les couleurs qui s’entrechoquent, sauf s’il s’agit d’un pari pris délibéré, à assumer artistiquement.

50x50cm « La Fleur aux quatre couleurs« , galerie Dites-le-avec des fleurs

Mon conseil. -Débrancher le téléphone, fermer à clé la porte de l’atelier, travailler vite dans la peinture encore fraîche. – La technique étant gourmande en matière, autant recycler ses vieux pots de peinture, ce sera autant de gagné sur le rangement dans l’atelier, et sur les économies. – Le tableau est lourd, le munir d’un système d’accrochage solide. – J’ai expliqué la technique à mes élèves, lesquels ont fait la moue, car ils craignent de 1. Se salir, 2. Rater, 3. Manquer de créativité. Ah, ces élèves…

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