Le Bamboo Bar

L’inauguration du bar, baptisé Bamboo Bar, attira beaucoup d’expatriés qui, après avoir souffert pendant des années sous l’occupation japonaise, étaient ravis d’avoir quelque chose à fêter. Ils arrivèrent en masse, burent du whisky local en grande quantité et s’amusèrent. Harry, qui n’avait eu qu’une heure pour répéter, faisait équipe avec un batteur hollandais, un ancien prisonnier de guerre lui aussi, et un saxophoniste russe qui avait atterri à Bangkok pour des raisons qu’il ignorait. Ils parvinrent à trouver une liste de morceaux que tous trois connaissaient.

30x40cm  »Le petit orchestre de Lulu », galerie Z’Artistes, collection privée

L’ambiance était très animée, enfumée et moite. N’ayant jamais joué avec d’autres musiciens auparavant, Harry apprécia énormément l’esprit de camaraderie entre eux. Les applaudissements enthousiastes qui retentirent lorsqu’il interpréta un solo virtuose lui procurèrent une joie qu’il avait rarement ressentie. Ce soir, pendant ces quelques heures, il s’était senti à sa place. Peu importe s’il était un homme un peu perdu parmi d’autres hommes tout aussi perdus, un groupe hétéroclite de gens venus des quatre coins de la planète, réunis par une tragédie sans précédent. Il n’était pas, ce soir-là, un capitaine dans l’armée britannique. Non, il n’était rien d’autre qu’un pianiste, et son talent avait distrait son public et lui avait apporté du plaisir. » Lucinda Riley (La 🏡 des orchidées)

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