Tiens, un đŸ‘» Ă  la fenĂȘtre !

 »-. Tout d’un coup, on a frappĂ© Ă  la fenĂȘtre. Tiens -, dit Bridaille, – je parie que c’est ma femme qui vient me chercher-. Et il ouvre la fenĂȘtre. Alors, nous, tous les trois, nous poussons un cri et nous reculons. Tout prĂšs de la fenĂȘtre, Ă  la toucher, c’Ă©tait le đŸ‘» ! Ah, il n’y avait pas Ă  s’y tromper, c’Ă©tait la marquise de Coulteray, aussi blanche que la neige qui n’avait pas cessĂ© de tomber depuis le matin. Et puis, nous avons bien reconnu sa voix.

30x40cm  »L’hiver en rideau de dentelles », galerie Les clins d’Ɠil de dame nature

-. En vĂ©ritĂ©, elle a parlĂ© ?-. Si elle a parlĂ© ! VoilĂ  ce qu’elle nous a dit, et nous l’avons encore tous dans l’oreille, c’est moi, pĂšre Achard, il fait froid cette 🌃, et j’ai peur, toute seule, sur les routes… Voulez-vous me reconduire Ă  mon tombeau ? Ah, je n’invente rien, je vous assure, nous Ă©tions incapables d’un mouvement, et quasi changĂ©s en statues. Tout d’un coup, elle s’est mise Ă  pousser un cri perçant, comme un vrai 🐩 de 🌃, et elle s’est sauvĂ©e. Nous avons vu son đŸ‘» disparaĂźtre au coin de la route, poursuivi par un autre đŸ‘»-. Les đŸ‘» de fantĂŽmes, la 🌃, ça doit se courir aprĂšs, est-ce qu’on sait ? Moi je suis tombĂ© raide sur le plancher, Bridaille, qui a toujours eu de la religion, Ă©tait Ă  genoux, plus Ă©mu qu’une nonne qui vient de voir l’enfer… C’est Verdeil qui a eu la force, encore, de refermer la fenĂȘtre. » Gaston Leroux (La poupĂ©e sanglante)

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