Le marchĂ© aux 🐑 de Bohicon

 »-. La rencontre se faisait Ă  Bohicon. Pour moi, ce n’Ă©tait que le nom d’une ville, c’est au cours de la rencontre que j’ai appris que, dans la langue locale, Bohicon voulait dire le marchĂ© aux 🐑. Cependant, du mĂȘme coup, j’ai appris qu’Ă  Bohicon, il n’y avait jamais eu de marchĂ© aux 🐑, c’Ă©tait le nom d’un marchĂ© aux esclaves. On vendait des hommes et des femmes, on vendait les enfants aussi, et on appelait cela un marchĂ© aux 🐑, cela tranquilisait la bonne conscience de tous les trafiquants.

Dimensions 40x50cm « Le bonheur est dans le prĂ© », galerie Bestiaire

La route de Cotonou m’a alors emmenĂ© sur le chemin des esclaves. Celui qui conduisait ces hommes et ces femmes en troupeau, ferrĂ©s, et enchaĂźnĂ©s, jusqu’aux chaloupes d’embarquement. C’Ă©tait le lieu de la dĂ©chirure, le lieu du dernier adieu, le lieu du dernier regard. Ce lieu qui, aujourd’hui encore, s’appelle toujours la porte du non-retour. Il n’y a plus lĂ  qu’un grand trou bĂ©ant sur le ciel et sur la mer. » Jean Debruynne (Rencontres)

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