Les Champs-Elysées de l’Afrique

 »-. Au début du séjour, la capitale lui faisait peur. La vie nocturne de la jet society du pays s’organisait autour de l’Hôtel Intercontinental, de divers restaurants et de quelques casinos et boîtes de 🌃, à clientèle essentiellement blanche. Ces établissements étaient implantés dans des quartiers résidentiels assiégés par le dédale tortueux et boueux de la Cité où s’entassaient officiellement deux millions d’âmes, en fait beaucoup plus.

Pour arriver au grand boulevard central, pompeusement surnommé les Champs-Elysées de l’Afrique, il fallait au préalable, sur plusieurs kilomètres, traverser un univers hétéroclite et inquiétant de torchis, de tôles, planches, cartons et autres matériaux de récupération, faiblement éclairé par des lampes à pétrole et des bougies. Là, s’entassait le sous-prolétariat de l’Afrique moderne, le résultat désastreux d’un exode rural massif provoqué par le mythe urbain et de malheureuses expériences agricoles et industrielles totalement inadaptées aux structures traditionnelles du continent. Ce contraste entre la misère la plus sordide des bidonvilles surpeuplés et un luxe ostensiblement affiché était, par périodes, générateur de tensions extrêmes. » Rémy Frétille (Noir Ivoire)

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