Ailleurs…

 »-. Je Vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du ❤️…-. Colette (Le canal bleu).

Igor Dimitrievitch soupirait, mais son esprit était ailleurs. Au degré de délabrement où il était parvenu, tout ce qui n’était pas sa santé lui paraissait insignifiant. Alors que naguère encore il pensait rarement à son père, il rêva de lui plusieurs 🌃 de suite. Il le revoyait tel qu’il était, dans les dernières années de sa vie, grand, fort, avec une barbe grise en fer à 🐎. Lui-même n’avait pas d’âge. Son père l’invitait à le suivre en promenade. Igor Dimitrievitch lui donnait la ✋. Ils sortaient ensemble par une porte vitrée et marchaient côte à côte dans un jardin ensoleillé où poussaient des concombres et des pastèques. Cela signifiait-il que le défunt l’appelait à le rejoindre ? Au vrai, Igor Dimitrievitch connaissait plus de monde dans l’au-delà que sur terre. Son père, sa mère, Boris, Hélène, tous ses amis de Russie… Sa véritable patrie était parmi eux. Il se le répétait, pour avoir le courage de quitter la vie et, simultanément, s’inquiétait à l’idée qu’avec le temps des vacances Paris allait se vider. La menace de cette prochaine solitude, au mois d’août, dans une ville quasi déserte, le désespérait.

40x40cm « Il était une fois en Russie« , galerie Bons Baiser de

…. Il ne se plaignait pas, mais sa souffrance était profonde. » Henri Troyat (Le bruit solitaire du ❤️)

Une réflexion sur “Ailleurs…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s