La laideur est-elle vraiment un handicap ?

Il est évident que la présente chronique ne traite que de la laideur en peinture. Je ne suis point juge en la matière, ni en charge d’une agence de mannequinat, pour déterminer quel individu est beau, telle nana est jolie, telle personne est séduisante. D’autant que moult critères, le charme, la personnalité, la voix, etc entrent en ligne de compte. Tous critères qui, d’ailleurs, sont susceptibles d’être modifiés aux aléas de la mode et de l’air du temps, pour preuve les grassouillettes de la peinture flamande… Et là, je vous livre une confidence, petits veinards, mes tableaux ne sont jamais laids !

-. Voilà, Christine, qui est bien présomptueux !-. Et qui, dans la foulée amène la précision suivante, mes tableaux ne sont jamais laids volontairement-. Comme tout artiste qui se respecte, j’aime le public, et j’aime que le public m’aime. Donc, même si je joue les grandes, les blasées, les indépendantes, celles à qui on ne la fait pas, mon ❤️ bat pour faire battre celui d’autrui. Donc, je cherche un sujet séduisant qui me parle, une composition élaborée, une ambiance assortie, un tracé maîtrisé. Puis, mon âme prend le contrôle, mon pinceau dérape, glisse, érafle, mord, dérape, bave, s’emballe, percute. Aïe, c’est raté. Poubelle ? Que nenni, tel quel, le tableau existe, laid, certes. Mais vivant. Donc, je corrige mon affirmation, des tableaux laids, j’en commets, et certains d’entre eux hélas ornent même les murs de mes clients !

Projet « Picassez-vous la tête« , Le Clown triste -Pas fameux, je vous l’accorde, faut-il pour cela le supprimer ? Certes pas, qu’il me serve donc de modèle… à ne pas suivre !-

Mon conseil. -. PEINDRE avec son ❤️, laisser aller la ✋, ne pas chercher à tout prix à garder le contrôle sur son tableau ! Certes, les perfectionnistes me rétorqueront qu’une esquisse préliminaire fixe la composition, un essai de couleurs la gamme chromatique, et la volonté de réussir supplée le manque d’enthousiasme. C’est compter sans ce qui fait la nature même de l’artiste, à ne pas confondre avec le copiste, c’est-à-dire l’imagination, la fantaisie, la créativité, et surtout, surtout, le droit de se tromper. Que dis-je ? Le devoir de se tromper ! -. Vous faut-il un argument supplémentaire ? Le tableau laid ramène l’artiste-peintre à une modestie bienvenue… –. Allez, je vous assène un dernier argument, vous l’avez bien mérité pour m’avoir suivie jusqu’au bout : quelle laideur définir, la laideur du corps… ou bien la laideur de l’âme ?

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