Souvenirs de la blanche Russie

 »-. Après quelques propos anodins, elle interrogea Igor Dimitrievitch sur son existence en Russie, avant la révolution. Il crut d’abord à un intérêt de pure politesse. Mais elle insistait. Alors il se lança éperdument dans les souvenirs. Ils affluaient dans sa tête avec une joyeuse incohérence. Pêle-mêle, il évoqua la 🏡 de Moscou, dans le quartier de l’Arbat, la vie large et gaie avec Hélène, les spectacles de ballet du Bolchoï, le théâtre d’art de Stanislavaski, dont la salle était tendue de tissu gris, avec une mouette blanche sur le rideau de scène. Les cabarets secoués par la voix rauque des chanteurs tziganes, les folles randonnées en traîneau hors de la ville, la 🌃, pour rejoindre quelques amis dans un restaurant des environs.

Dimensions 40x50cm « Ballet », vendu, galerie Z’Artistes

La troïka volait à travers des dentelles de froid. Le tintement des clochettes ponctuait la chanson que le cocher braillait pour amuser la compagnie. -. Notre cocher, Porphyre, avait, comme c’était l’usage, une grande barbe. Le vent la divisait en deux. Il était si emmitouflé dans sa houppelande qu’il fallait le hisser sur son siège. Mon Dieu, que tout cela est loin ! La guerre, la révolution, ont balayé notre vie comme un ouragan !-. Je comprends qu’après tant de fastes l’existence à Paris vous a paru mesquine et dure !. Oui, le réveil a été un peu brutal...- » Henri Troyat (Le bruit solitaire du ❤️)

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