Au temps des chasseurs-cueilleuses

 »-. C’est moi qui ai gravé la première marque sur une omoplate de cerf. C’était mon premier cerf tué. Je ne pensais pas qu’il sortirait de cette humble marque un 💷 numérique des millénaires plus tard. J’avais l’esprit visionnaire, mais je m’étais arrêté au rouleau de papyrus. Pourquoi ai-je gravé une marque sur cet os ? Parce que c’était mon premier cerf, et que je voulais m’en souvenir et pouvoir raconter ma chasse plus tard. Ensuite, à chaque nouveau cerf tué, une nouvelle marque. Et à chaque nouvelle marque, une nouvelle histoire de chasse. J’étais le meilleur chasseur, et, comme je racontais souvent mes chasses le soir avant le coucher, nos enfants devinrent à leur tour les meilleurs chasseurs des contrées.

Ma femme a fait de même, sur une omoplate, une marque pour une bonne futaie de cueillette. Une autre marque pour une bonne terre de récolte. Pour être tout à fait franc, je crois me souvenir que j’ai copié- collé son idée dans ma tête… Il faut comprendre que c’était une époque merveilleuse, mais floue. Nous autres humains n’étions sûrs de rien. Il y avait des hommes-tigres et des femmes-panthères. L’esprit des eaux se mêlait de tout, le 🔥 était sauvage, le cru et le cuit non distincts, le décret du droit opposable au logement non publié. Et le ☀️ pouvait s’éteindre en un clin d’œil. Je vous parle d’un temps que les moins de cent trente mille ans ne peuvent pas connaître… » Claude Ponti ( Lire est le propre de l’homme)

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