L’adieu à la Russie

 »-. À revivre ces scènes de détresse, Igor Dimitrievitch éprouvait tout ensemble une horreur rétrospective et le soulagement de la délivrance. Il aurait voulu en dire cent fois plus sur le courage d’Hélène pendant l’exode, sur le plaid vert à carreaux dont elle enveloppait les enfants pour la 🌃, sur l’épidémie de grippe espagnole qui les avaient tous cloués dans un camp de quarantaine tenu par les Allemands, après la paix de Brest-Litovsk. Il se contenta, à la demande de Nicolas, de raconter les derniers instants passés à Novorossiisk avant de quitter la Russie.

40x40cm « De la mer, rêver », galerie Laissez-moi vous conter la mer

Devant la progression inexorable des troupes rouges dans le Kouban, toute la famille avait embarqué sur un rafiot russe, à destination de Constantinople. Malheureusement, le port était pris dans les glaces. Le vent soufflait avec une violence inouïe. Aucun ⛵ ne pouvait appareiller. Et les bolcheviks approchaient de la ville. Enfin, dans les premiers jours de février, le temps s’était radouci. Le ⛵ avait pris le large, creusant un chenal entre les blocs blancs à la dérive. Sauvés ! Les côtes de la Russie diminuaient, s’estompaient dans la brume. Inconscients du chagrin de leurs parents, Igor et Boris jouaient à la guerre civile, sur le pont, avec d’autres enfants d’émigrés.’‘ Henri Troyat (Le bruit solitaire du ❤️)

Une réflexion sur “L’adieu à la Russie

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