Histoire d’eau

 »-. Je me souviens du premier livre qu’on m’a lu. C’était un album. Il s’appelait Eau ficelée et ficelle de fumée. Une énigme qui faisait appel à l’intelligence et parlait d’amitié. L’eau ficelée, quelle excellente métaphore pour désigner l’émoi que donne la lecture. C’était aussi comme une 🏡. Une porte que l’on dessine, derrière laquelle il y a un monde, un monde où la peur n’existe pas, un monde où le temps s’abolit.

30x30cm « L’Or Bleu », galerie Les clins d’oeil de Dame Nature

Ce 💷 condensait pour moi l’immense pouvoir de la littérature, sa magie, sa douceur, son rythme. Et aujourd’hui encore je ne peux écrire ces syllabes énigmatiques, Eau ficelée et ficelle de fumée, sans évoquer un espoir fou. Pourquoi lisons-nous ? N’est-ce pas dans l’espoir d’une vie plus dense, de journées plus vastes ? Une vie plus dense, plus ronde, des journées plus vastes, plus claires, un monde plus lumineux, un avenir vivable, un passé compréhensible. Oui, les 💷, lorsqu’ils sont lus par ceux, innombrables, à qui ils sont destinés, sont simplement vivants. Ils sont la chance que l’on peut saisir, l’ouverture inattendue, l’aura de leur impensable mystère. Un espoir. Une force. » Geneviève Brisac (Lire est le propre de l’homme)

3 réflexions sur “Histoire d’eau

  1. Ping : Histoire d’eau — L’atelier peinture de Christine – TYT

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s