La vie dans les bois

 »-. La vie dans les bois permet de régler sa dette. Nous respirons, mangeons des fruits, cueillons des fleurs, nous baignons dans l’eau de la rivière. Et puis un jour nous mourrons sans payer l’addition. L’existence est une grivèlerie. L’idéal serait de traverser la vie tel le troll scandinave qui court la lande sans laisser de traces sur les bruyères. Il faudrait ériger le conseil de Baden-Powel en principe. – Lorsqu’on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses. Premièrement, rien. Deuxièmement, ses remerciements-.

40x50cm  »À quatre ✋ », galerie Faussaire

L’essentiel ? Ne pas peser trop à la surface du globe. Enfermé dans son cube de rondins, l’ermite ne souille pas la Terre. Au seuil de son isba, il regarde les saisons danser la gigue de l’éternel retour. Privé de machines, il entretient son corps. Coupé de toutes communications, il déchiffre la langue des 🌲. Libéré de la télévision, il découvre qu’une fenêtre est plus transparente qu’un écran. Sa cabane égaie la rive et pourvoit au confort. Un jour, on est las de parler de décroissance et d’amour de la nature. L’envie nous prend d’aligner nos actes et nos idées. Il est temps de quitter la ville et de tirer sur les discours le rideau des forêts. » Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie)

Une réflexion sur “La vie dans les bois

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