Le grand slogan

 »-. Quand nous débarquâmes à Saint-Nazaire en 1917, nous brûlions de haine contre les Boches, rêvions de petites Françaises, et pensions combattre pour la victoire de la démocratie… le grand slogan. Comme il faut toujours qu’on balance des sornettes pour te faire marcher, nous étions convaincus que les Fritzs mangeaient des nouveaux-nés au petit déjeuner. Nous avions tant d’étoiles dans les yeux que nous ne vîmes pas que l’Europe était trempée du sang de millions de victimes, que les campagnes étaient dévastées, que la faim, les maladies et la boue régnaient partout… La boue fait partie de l’uniforme.

Projet 🎏 d’avril, le 🐟-combattant

Sur le front de l’ouest, la ligne de bataille n’avait pas bougé depuis trois ans. Aucun des belligérants n’avait véritablement réussi à déloger l’autre. C’était une ligne de tranchées, une ligne d’horreur sur laquelle flottait en permanence un voile de fumée et de gaz toxiques. Les forêts et les champs étaient criblés de cratères profonds. Les hommes vivaient dans des villes souterraines de tôle ondulée et de sacs de sable qu’ils partageaient avec des millions de rats et des milliards de poux. » Léon Uris (Les 🦁 de Mitla)

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