Un petit tour en prison, un petit tour au jardin

 »-. Je ne sais pas pour vous, mais moi il m’est déjà arrivé de m’imaginer en prison. Comme ça, pour rien, c’est juste une idée qui me traverse parfois l’esprit. Alors, voilà, tout à coup je suis dans une cellule grise avec rien, si ce n’est un lit entouré de murs. Sans doute l’image qui me revient est celle de Burt Lancaster dans le Prisonnier d’Alcatraz. Et en noir et blanc, s’il-vous-plaît ! Dans cette cellule, il n’y a rien à faire. Et c’est là, dans mon costume rayé, que je me dis qu’il ne me reste que ce qui est en moi. Ça fait partie des choses qu’on ne peut pas m’enlever. Jamais. C’est à moi. Indissociable de moi.

Atelier  »poisson d’avril », le 🐟 en cage de fer

En fait, c’est moi. Cet imaginaire, il est né il y a longtemps. Il est le fruit de toutes les histoires que j’ai lues, vues ou entendues. Il suffit que je ferme les yeux pour revoir certaines images de La Bête est morte, de Calvo, ou des Hauts de Hurlevent, d’Emily Brontë, pour n’en citer que deux. Tous ces livres, ils habitent avec moi, chez moi. Dans ma 🏡 comme dans ma tête. Cet imaginaire est comme un jardin dans lequel j’aime me retrouver. Un jardin un peu sauvage, aux contours indéfinissables, avec encore plein de coins à explorer. C’est un plaisir infini, même si, parfois, mon imagination s’amuse à me jeter en prison ! Comme ça, pour rien, juste pour le plaisir de se dire que, même là, je serais à ma manière libre d’aller faire un tour au jardin. » Michel van Zeveren (Lire est le propre de l’homme)

Une réflexion sur “Un petit tour en prison, un petit tour au jardin

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s