Dans la taïga sibérienne

 »-. Le ciel s’ouvre enfin. J’agis en Russe. Cela faisait trois ou quatre jours que je me tenais, léthargique, derrière le carreau. D’un bond, je me lance dehors, les 🐕 aux basques, le sac dans le dos et trois jours de provisions dedans. Les Russes s’organisent ainsi, de longues journées de langueur entrelacées de détentes agissantes. La glace tient encore bon. Je coupe vers le cap des Cèdres du Milieu avec l’objectif de remonter la vallée qui y débouche.

30x40cm « L’hiver en papier glacé »

Une averse s’abat, je me mets à l’abri dans la forêt des premiers âges qui recouvre le cône d’épandage alimenté depuis des millions d’années par la rivière que je convoite. J’enfonce dans les mousses. Des rubans de lichen feutrent le dessous des 🌲. La forêt tient du marais à la Walter Scott et des sous-bois du Monde perdu. Le ☀️ apparaît et tord des faisceaux dans les vapeurs. Les bouleaux alignent des nefs d’ivoire. La forêt souffle son haleine. Les 🐕, affolés par ces profusions, ne savent plus où donner. La boîte de Pandore a été entrouverte et les odeurs se sont exfiltrées. La taïga sibérienne est une jungle froide. La reine des elfes apparaîtrait avec sa suite, écartant de sa ✋ les rideaux de lichen, j’en serais à peine étonné. » Sylvain Tesson (Dans les forêts de Sibérie)

2 réflexions sur “Dans la taïga sibérienne

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