Dis, Christine… voilà qui est facile à PEINDRE, je me lance !

… déclare cette élève de L’Atelier du Jeudi, toute fière de sa trouvaille. Elle a l’intention de copier, d’après un 💷 spécialisé sur la technique de la peinture acrylique, rien moins qu’un 🐎 lancé au galop, d’une simplicité désarmante et quasiment réduit à son seul tracé, à la manière des artistes des cavernes préhistoriques. Le trait en est simplissime, le décor épuré, le style minimaliste. -. Facile, dis, Christine !-. Halte-là ! Rien n’est plus difficile que de reproduire la facilité !-

« Un cheval nommé Pastel »
« Guilfred, moine et guerrier« , vendu
« La jument rose »

Mon élève s’entête. Je lui conseille un fond bleu, puis, lorsqu’il sera bien sec, un tracé à la craie dudit équidé. Son 🐎 ressemble à tout sauf un 🐎. Je reprends le tracé, mon élève est bloquée. Pas à pas, ma tête au-dessus de son épaule, ma ✋ plus souvent que la sienne sur le pinceau, nous venons à bout, au bout de plusieurs heures de séance d’atelier, de ce travail de 🐜. –. Ouf, pas mal, n’est-ce pas ? -. Certes, Christine, le travail est sympa, mais ce n’est pas mon travail, c’est surtout le tien. Et ce n’était pas le but… Je me rends compte combien il est difficile de s’attaquer à la simplicité, et surtout de la rendre simple sans le secours d’artifices, d’un fond chargé, de couleurs aguicheuses, d’idées frappantes. Ce n’est pas vraiment mon tableau, Voilà qui va me servir de leçon !-. C’était bien là le but, allez, sans rancune…-

« Messire Papillon s’en va-t-en guerre »
« Les Cavaliers »
Les aventures extraordinaires de Rossinante et Grison », vendu

Mon conseil. -. Avant de s’installer devant son chevalet, bien évaluer le degré de difficulté du tableau que l’on envisage de PEINDRE. S’il est facile, on pourra le complexifier avec des détails qui lui donneront caractère et personnalité, toutefois l’opération est ardue, le résultat n’est pas assuré. Il est paradoxalement plus facile de s’attaquer à un tableau difficile, à condition de bien repérer les éléments essentiels, opter pour un médium que l’on maîtrise déjà bien, respirer un grand coup…et se lancer. L’échec est toujours possible, on s’en sortira avec une petite blessure d’amour-propre, en effaçant… et en recommençant.

« Les Quatre cavaliers de l’apocalyspe »
40x40cm « Gwytrash »
50x50cm « Zébrures », vendu

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