Ma belle vie de manouche

 »-. L’inconscience, la fougue, l’envie d’aller de l’avant me tiraillaient. J’investis dans des tréteaux et un ☂️ et ma vie de manouche put démarrer. J’étais devenu un Gitan d’adoption. Je me suis établi au bas de l’immeuble où j’habitais, j’ai vendu pour 800 francs. Le lendemain, je me suis installé au marché de Nanterre et là, j’ai vendu pour 3.300 francs. J’ai vite compris qu’il y avait mieux à faire que les marchés, les braderies, à l’époque très populaires en France. La journée, j’étais sur le stand, la 🌃 je roulais pour rejoindre la foire suivante. Pendant des années, j’ai vécu une vraie vie de manouche et j’en suis fier, ayant pour ce peuple une affection et une tendresse toutes particulières. L’étoile avait surgi, elle commençait à me guider vers mon vrai chemin, la liberté.

30x40cm  » La roulotte à Mawé », collection privée

L’amour a surgi aussi, j’ai rencontré à cette époque ma première épouse, j’avais vingt ans. Nous avons vécu dans une caravane que j’adorais, nous avions une vraie chambre et tout le confort, dont la télévision. Nous dormions souvent dans le camion, avons connu les 🌃 à la belle 🌟, nous faisions la fête. Que rêver de mieux ? Cette vie de Gitan, c’est exactement celle d’un marin qui largue les amarres, le nez au vent et droit devant, la tête dans les étoiles. » Philippe Ginestet (La force d’aimer)

Une réflexion sur “Ma belle vie de manouche

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s