Du côté de Chelsea

 »-. La lumière vacille dans le salon. Vraiment, il faut que je sorte des 🕯️. Juste au cas où l’électricité déciderait de se pelotonner, elle aussi. La tempête s’annonce historique. Un courant d’air polaire réussit à traverser. Je frissonne. Mon appartement est mal isolé. Kate rêve que je déménage dans un quartier plus conforme à mon statut. Et plus pratique pour notre amitié. C’est-à-dire le sien. Elle vit à Chelsea, du côté de la 13eme rue, dans un loft avec vue sur la rivière Hudson et à quelques pas de la High Line, ce jardin improbable, suspendu quelques mètres au-dessus de Manhattan.

C’est vrai que, l’été, j’adore aller m’y allonger et relire l’intégrale de la grande Jane Austen sur l’un des transats en teck que l’on trouve le long de cette ancienne voie ferrée. Et puis, il y a le restaurant du Standard Hôtel et les meilleurs pancakes de la ville. On y signe tous mes contrats d’écrivaine devant un petit déjeuner, ça aussi c’est devenu une tradition. Mais je résiste à la tentation du confort. Mon héroïne vit dans la jungle, le désert ou la toundra. Elle gère au quotidien les problèmes de moustiquaires. De tarentules. D’eau potable. De boas constrictors… La version officielle, c’est que je suis solidaire. La version officieuse, c’est que jamais je ne quitterai mon deux pièces. » Marianne Levy (Amour, tempête et best-seller)

Projet Nos amies les Bêtes, araignée du matin chagrin, araignée du soir espoir…

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