Je te conduis dans le repos du Seigneur

 »-. Une fois de plus, même si le ciel s’en mêla pour expédier aux hommes des années catastrophiques pour la culture, les guerres, dites de Religion, avec tout leur lot d’horreurs, de massacres et d’insécurité, s’installèrent en France dès 1562. Guerres d’autant plus monstrueuses et impardonnables qu’elles se faisaient au nom d’une certaine idée de la foi et de sa pratique. Foi et pratique qui, pour ceux qui les défendaient de part et d’autre, étaient tenues pour les seules véritables, les seules justes. Les seules susceptibles de conduire immanquablement dans l’éternel repos du Seigneur.

50x50cm  »le rose-vitrail de la chapelle Sainte-Christine », galerie Chemins de spiritualité

Mais, dans le fond, qu’elles aient été d’inspiration politique ou alibi religieux ne changea rien au sort de tous les paysans qui, un peu partout dans les campagnes, principalement dans le Béarn et les Cévennes, tendirent l’oreille aux propos des prédicateurs itinérants, et les trouvèrent sans doute moins insupportables que les prêches officiels des curés de leurs paroisses. De toute façon, là encore, Dieu étant sensé trier le bon grain de l’ivraie, point n’était besoin de réfléchir longtemps avant de trucider, qui des huguenots, qui des papistes ! La misère et la disette s’installèrent alors. » Claude Michelet (Histoires des paysans de France)

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