La prise de la citadelle

 »-. À la porte de la Crimée, aux antiques frontières qui séparaient jadis les Tatars de Crimée des régiments de Zaporogues, dans l’étroit goulot de la presqu’île, se dressait la citadelle des gardes blancs, remise à neuf et entourée de fortifications redoutables. Au-delà, le vieux monde condamné, rabattu en Crimée de tous les points du pays, se sentant en pleine sécurité, se grisait dans les vapeurs du vin. Par une 🌃 d’automne glacée, les fils du peuple travailleur pénétrèrent par dizaines de milliers dans l’eau froide du détroit, pour traverser le fleuve et prendre à revers l’ennemi, terré dans ses fortifications.

50x60cm  » La forteresse », galerie La meilleure façon d’habiter

À l’aube, lorsque tout bouillonna dans une fièvre de démence, lorsque des milliers d’hommes foncèrent sur les fils de fer barbelés, les premières colonnes qui avaient traversé le fleuve mettaient le pied sur la rive de la presqu’île Litovski, à l’arrière des Blancs. Une bataille forcenée, jamais vue, s’embrasa. Dans un sursaut de bête fauve, la cavalerie des Blancs se ruait sur les hommes qui sortaient de l’eau. La mitrailleuse crachait la mort, sans s’arrêter. Hommes et 🐎 s’amoncelaient sous cette averse de plomb. Des centaines de canons grondaient. On eût dit que la terre elle-même s’était effondrée dans un gouffre sans fond. » Nikolaï Ostroviski (Et l’acier fut trempé….)

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