Les troupes entrent dans la ville

 »-. Des convois arrivaient l’un après l’autre, embouteillaient la station. Des bataillons de tirailleurs débarquaient en cohue. Le train blindé à quatre wagons Zaporojetz rampait lentement sur la voie. On débarquait canons et 🐎 des plateformes et des wagons à marchandises. Les soldats sellaient aussitôt les bêtes et, bousculant la foule des fantassins, ils gagnaient la cour de la gare où se formait le détachement de cavalerie. Les officiers s’agitaient, appelant les numéros de leurs unités.

La gare bourdonnait comme un essaim de guêpes. De cette masse amorphe d’hommes ahuris et braillard, on formait peu à peu les carrés des sections, et, bientôt, un flot d’hommes armés se déversa dans la ville. Jusqu’au soir, on vit passer sur la route les carioles tintinnabulantes et les arrières de la division de tirailleurs qui avait occupé Chepetovka. Enfin, fermant le cortège, defila la compagnie d’état-major qui hurlait de ses cent vingt gosiers -. Qu’est ce bruit, ce tapage dans la rue ? Petlioura, en Ukraine, est apparu…-. Kortchaguine se leva pour regarder par la fenêtre. Dans les ténèbres du crépuscule vite tombé, il entendit le grondement de roues sur le pavé, le piétinement d’une foule, des chansons braillées à tue-tête. -. Les troupes entrent dans la ville, faut croire !- » Nikolai Ostroviski (Et l’acier fut trempé…)

Une réflexion sur “Les troupes entrent dans la ville

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s