Élire est le propre de l’homme, spécial élections présidentielles

En 1968, à la question -. Pourquoi faîtes vous des barricades ?-, les étudiants insurgés répondirent. -. Parce qu’on en a envie !-. Mais pourquoi en avions-nous envie ? Parce que nous avions lu. Oui, la révolte était légitime et nous en connaissions plus ou moins les causes. Mais, si nous voulions des discussions philosophiques et politiques passionnées, des amours plus délicieuses dans ces circonstances, c’est aussi parce que nous étions Marius, Enjolras, Combeferre et Gavroche. Nous consolions et sauvions Éponine en lui faisant oublier Marius.

Projet 🎏 d’avril, le 🐟- Roy

Nous avions tous lu Les Misérables, très jeunes, sans pour autant être catalogués bons lecteurs. Pourtant, nous ne disposions peut-être pas de la capacité d’attention de nos aînés. Sinon, nous serions allés jusqu’au livre dixième de la quatrième partie, au chapitre La surface de la question. Où nous aurions lu que -. L’émeute raffermit les gouvernements qu’elle ne renverse pas, et que le pouvoir se porte mieux après une émeute, comme l’homme après une friction-. Sacré Victor Hugo ! Mais nous lisons, et élisons. Où on ne lit plus, où on n’élit plus, on ne rigole pas tous les jours. Lire est le propre de l’homme. » Yvan Pommaux (Lire est le propre de l’homme)

2 réflexions sur “Élire est le propre de l’homme, spécial élections présidentielles

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s