Vingt ans après…

Un rangement ciblé dans le bric-à-brac de mon sous-sol m’a fait redécouvrir un grand carton, qui recèle des toiles de débutante. Et pas n’importe laquelle, puisque nous sommes chez moi, je plaide coupable pour ces tentatives picturales que je n’ai jamais montrées, que je me suis empressée d’oublier, au propre comme au figuré, depuis quasiment deux décennies. Le contenu dudit carton est édifiant. Souvenirs, souvenirs… Que d’espoirs, de joies, de plaisir teinté de peur et d’amertume, de tentatives avortées, de plaisir à l’état pur… Que garder de tout ce fatras ?

Poubelle ? Que nenni. Prise au hasard, une des toiles, dont je n’avais pourtant pas gardé souvenir, attire mon attention. La composition, qui porte sur un paysage bucolique à l’excès, n’est pas si mal, j’avais dû la copier quelque part. Quant au tracé, pourquoi pas, je n’ai, depuis, pas fait réel grand progrès dans le maniement subtil du ✏️. Par où donc pêche l’œuvre ? Par un excès de couleurs, lesquelles sont à la fois trop nombreuses, criardes, et plutôt mal assorties, c’est là erreur de débutante. Il s’agit là d’une toile sans grande personnalité, ouverte à toutes les critiques, et désireuse de se corriger. Je garde, sans rien en changer, la trame générale qui grosso modo me convient. Je la reprends au 🔪 en simplifiant et harmonisant la gamme chromatique. Quelques traits précisent la perspective. Un léger pointillisme accentue le ciel et ses nuances, trois 🐦 s’y promènent. Deux-trois heures de travail, à peine, pour une cure de jouvence…

50x60cm  »Verte campagne », galerie La meilleure façon d’habiter

Mon conseil-. Dernière précision, et pas des moindres, comment masquer les quelques blessures laissées par le temps qui passe ? Et je ne parle pas ici de blessures d’amour-propre, mais de petits trous de mites, ou de je ne sais quoi, ou qui… Nettoyée, la toile est complétée par autant de mini morceaux de sparadrap, collés sur l’envers. Un gros 🐦 dans le ciel tente de masquer l’astuce, complété par deux copains. Pourquoi trois 🐦 pour un seul trou ? Les volatiles volent toujours en escadrille, et en nombre impair !

3 réflexions sur “Vingt ans après…

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