La vie à la grand’ville

 »-. Il faisait bon quand ils se mirent en route, un dimanche, après avoir soigné le bétail. Julien était heureux, il allait enfin découvrir la ville dont il avait tellement entendu parler. Il fallait parcourir cinq kilomètres au milieu des bois de châtaigniers, sur une route étroite où deux attelages avaient du mal à se croiser, et où l’on était rarement seul. Nombreux étaient eux qui marchaient vers la ville dont, une heure et demie après leur départ, Julien entendit les cloches de l’église qui appelaient les fidèles à la grand-messe. Son ❤️ se mit à battre plus vite quand ils arrivèrent sur les hauteurs d’où, en un instant, il découvrit les toits de tuiles rousses et les rues enchevêtrées. Quelque chose d’immense, d’inimaginable pour lui, qui n’avait connu que le village de Saint-Vincent et le 🏰 de la Roussie.

50x60cm  »Girardelli square », galerie La meilleure façon d’habiter

Des gens vêtus très différemment les croisaient ou les dépassaient, tandis qu’ils descendaient la ruelle qui menait à la place de l’église, noire de monde. Ce qui l’étonnait le plus, c’était que les gens ne les saluaient pas, sa mère et lui, contrairement aux us et coutumes du domaine. Il regardait les 🏡 en pierres de taille, dont certaines portaient des fenêtres à meneaux, les boutiques aux vitrines étranges, pleines d’objets dont il n’aurait su dire à quoi ils servaient. Il remarqua que ces gens ne vivaient pas tête baissée mais tête haute. Et il comprit dès ce matin-là que l’on menait ici une existence autre que la sienne. » Christian Signol (Pourquoi le ciel est bleu)

2 réflexions sur “La vie à la grand’ville

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