À l’auberge des assassins

 »-. Des mourants, l’aubergiste et son épouse s’étaient occupés. Autant ramasser ce qu’ils avaient en poche, et se débarrasser d’eux avant le jour… Pour le reste, les vitres remplacées, les escabeaux raccommodés, trois seaux d’eau et un coup de balai, il n’y paraissait plus. Tout coula sans bruit. Et le petit commerce reprit. Un soir, un garçon vint s’héberger. il portait à sa fiancée les dorures de la noce, bagues, pendants d’oreilles et sautoirs. Après souper, il les étala sur la table. L’hôtesse n’y tint pas, elle voulut le crime. Ils durent, cette même 🌃, brûler le malheureux dans le four.

Diamètre 50x50cm sur panneau bois,  » J’ai vendu ton âme au 😈  », galerie Chemins de spiritualité

Les deux familles firent faire des recherches. Les traces s’arrêtaient à l’auberge. Le Parquet y descendit avec un médecin, on examina l’aubergiste nu comme un vers. Et, à une claque sur son épaule, on vit ressortir l’empreinte de cinq doigts agrippés dessus. L’homme fut envoyé aux galères. Des années après, on le revit, qui tirait la jambe pour avoir traîné le boulet dans les bagnes de Toulon. Sa femme était morte, morte comme un chien, sans prières ni rien, on l’avait trouvée morte… L’auberge tombe en ruines, au bord de la grand’route, mais on raconte toujours les histoires de cadavres dans les sacs. » Henri Pourrat (Gaspard des montagnes)

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