Une bouffée de grand air pur

 »-. C’est une longue histoire. J’ai rencontré Paul peu après avoir quitté la fac. J’avais trouvé un travail comme secrétaire, en ville. Lui était dans l’électronique. Une branche d’avenir, disait-on alors. Le problème, c’est que Paul n’avait qu’un but, vivre au grand air ! Alors, l’électronique, vous comprenez… Et, en plus, la crise, il était au chômage ! Bref, je vous passe les détails. On a fini tous les deux par tomber d’accord pour vivre à la campagne. À ce moment-là, on a su par un copain de Paul que, dans la région, des gens s’étaient lancés depuis plusieurs années dans la sériciculture, une vieille tradition locale. Allez savoir pourquoi, ça nous a emballés.

Projet Viens chez moi, j’habite juste une copine

J’avais fait un petit héritage. Et, grâce à mon travail, on a pu emprunter un peu. On a décidé de se lancer à notre tour. Les Asphodèles étaient à vendre. La 🏡, qui est vraiment une ancienne magnanerie, appartenait à un Parisien qui en avait hérité, l’avait habitée six mois et n’avait qu’une envie, s’en débarrasser et décamper. – Et tu élèves vraiment des vers à soie?-. Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse d’autre, dans une magnanerie ? Non, sérieusement. On vend la plus grande partie de la soie à Paris, chez les couturiers. Et, en plus, je confectionne des foulards, que je vends au village, au magasin de souvenirs que vous avez dû voir sur la place-. » Jean-Louis Magnon (Le Mas des Peurs)

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