Viens chez moi, je t’invite chez Noiraud…

 »-. C’est la Georgette Noiraud et sa fille, la Marinette, qui s’occupaient de la 🏡. Une fois franchi le seuil de la salle commune, les hommes n’avaient plus rien Ă  dire ici. Ici, les femmes Ă©taient les maĂ®tresses des lieux. La chose n’Ă©tait pas courante. Il faut dire que la Georgette avait un caractère bien trempĂ©. Elle Ă©tait toujours au four et au moulin. Avec ses deux hommes, elle avait fort Ă  faire. Son mari, le Milou, Ă©tait un vieux grognon qui n’en faisait qu’Ă  sa guise, elle Ă©tait bien la seule Ă  oser lui tenir tĂŞte. MalgrĂ© leurs prises de gueule, ils s’estimaient, bizarrement il y avait chez eux une certaine tendresse.

Projet Viens chez moi, j’habite chez une copine

Philibert, le fils, Ă©tait loin d’avoir inventĂ© l’eau chaude. C’Ă©tait un besogneux sans grande imagination. Et puis, il Ă©tait obsĂ©dĂ© par tout ce qui portait jupon, quand il parlait des filles, il avait les yeux qui lui sortaient des orbites. Les mauvaises langues disaient qu’on l’avait vu fricoter avec sa sĹ“ur… La Marinette Ă©tait Ă  l’image de sa mère. Elle allait sur ses vingt-quatre ans et n’avait pas encore trouvĂ© chaussure Ă  son pied, cela chagrinait ses parents. Il faut reconnaĂ®tre qu’elle n’Ă©tait pas des plus appĂ©tissantes. C’Ă©tait un tas de chair, dont les formes n’inspiraient guère les garçons. La bagatelle, elle n’en parlait jamais, trop occupĂ©e qu’elle Ă©tait Ă  frotter, touiller, racler, travailler cette terre qui lui mangeait le sang et les os. » Pierre Retier (Marie des Landes)

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