La mort du père

 »-. Ses yeux bleus s’étaient assombris, ainsi qu’en témoigne le portrait que je possède de lui à cette époque, et qui me le rappelle douloureusement. Comme si la lumière, tout au fond, peu à peu, s’éteignait. Ma mère fit face comme à son habitude, l’aidant dans sa lutte contre un mal qu’il connaissait mais ne pouvait combattre. Il était usé, tout simplement et surtout profondément ébranlé par l’échec de sa vie, n’avoir pas su protéger son fils aîné. Un éminent médecin de Bergerac nous confirma que mon père approchait du terme de son existence, alors qu’il avait dû s’aliter pendant pendant l’hiver.

30x90cm  »Pater familias », vendu, galerie Chemins de spiritualité

Il ne se releva pas, et mourut à soixante et un ans, dans son lit, mais sans trop souffrir, comme une 🕯️ soufflée par le vent. Et non sans songer à mettre en ordre ses affaires. Il laissait à ma mère l’usufruit de tout ce qu’il possédait, et la nue-propriété à ses deux enfants vivants, c’est-à-dire à Joseph et à moi. Il fut porté en terre deux jours plus tard, et il repose auprès de Jules, mon frère. Sous les deux chênes encore debout à cette époque, le troisième ayant été foudroyé. » Christian Signol (Tout l’amour de nos pères)

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