Levez-vous, Madame !

 »-. Dès la porte, elle se jeta à genoux. -. Levez-vous-, lui dit le Marquis. -. Monsieur, de grâce, ne vous hâtez pas de me pardonner. Tant de filles honnêtes sont devenues de malhonnêtes femmes, peut-être serai-je un exemple contraire. Monsieur, disposez de moi comme il vous plaira, faites entrer vos gens, qu’ils me dépouillent, qu’ils me jettent la 🌃 dans la rue. Je souscris à tout. Quelque soit le sort que vous me préparez, je m’y soumets. Le fond d’une campagne, l’obscurité d’un cloître peuvent me dérober pour jamais à vos yeux. Parlez. Et j’y vais. Votre bonheur n’est point perdu sans ressources, et vous pouvez m’oublier…

40x50cm  » Les larmes d’Or »

-. Levez-vous, je vous ai pardonné, au moment même de l’injure j’ai respecté ma femme en vous. Il n’est pas sorti de ma bouche une parole qui l’ait humiliée. Soyez honnête, soyez heureuse, et faîtes que je le sois. Levez-vous, je vous en prie, ma femme, levez-vous et embrassez-moi. Madame la Marquise, levez-vous, vous n’êtes pas à votre place. Madame des Arcies, levez-vous… » Denis Diderot (Jacques le Fataliste)

Une réflexion sur “Levez-vous, Madame !

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