Un monarque éclairé… chez les Chinois

 »-. Le nouvel empereur Young- Tching surpassa son père dans l’amour des lois et du bien public. Aucun empereur n’encouragea plus l’agriculture. Il porta son attention sur ce premier des arts nécessaires, jusqu’à élever au grade de mandarin de huitième ordre, dans chaque province, celui des laboureurs qui serait jugé, par les magistrats de son canton, le plus diligent, le plus industrieux et le plus honnête homme. Non que ce laboureur dût abandonner son métier où il avait réussi pour exercer les fonctions de la juricature. Il restait laboureur avec le titre de mandarin, il avait le droit de s’asseoir chez le vice-roi de la province, de manger avec lui. Son nom était écrit en lettres d’or dans la salle publique. On dit que ce règlement si éloigné de nos mœurs, et qui peut-être les condamne, subsiste encore.

40x50cm « Mister Chinois »

Ce prince ordonna que dans toute l’étendue de l’Empire, on n’exécutât personne à mort avant que le procès criminel ne lui eût été envoyé, et même présenté trois fois. Les deux raisons qui motivent cet édit sont aussi respectables que l’édit même. L’une est le cas que l’on doit faire de la vie de l’homme. L’autre, la tendresse qu’un roi doit à son peuple. – Quand j’ai accordé des grâces, ce n’est pas pour avoir une vaine réputation. Je veux que le peuple soit heureux. Qu’il remplisse tous ses devoirs. Voilà les seuls monuments que j’accepte-. » Voltaire ( Le siècle de Louis Quatorze)

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