Fille et mère

 »-.  À Limoges, Andrée s’enhardissait peu à peu dans des sorties nocturnes, elle fréquentait des lieux bien peu recommandables. Elle ressentait le besoin de s’encanailler. Par tempérament, elle était une noctambule. Belle, avec un visage typé qui lui donnait un charme fou, elle collectionnait les conquêtes. Elle aimait les hommes. Elle ne pouvait s’en passer. Dominatrice, dotée d’un solide caractère, elle choisissait elle-même ceux susceptibles de partager ses 🌃. Elle était d’une sensualité maladive. L’amour était pour elle une drogue. Peu lui importait le regard que l’on posait sur elle. Elle était une femme libre, en avance sur son temps.

Projet nativité

En 1934, elle dut se rendre à l’évidence, elle était enceinte. Après quelques semaines de longue réflexion, elle décida de garder l’enfant, à l’époque ce n’était pas chose aisée. Mais Andrée Fontan n’était pas une femme ordinaire. D’abord, elle ne chercha même pas à savoir qui était le père, il faut avouer que la chose eût été difficile, vu le nombre de ses amants. La petite Marie naquit, cette naissance allait provoquer une véritable métamorphose dans le comportement d’Andrée. La femme s’était subitement effacée devant la mère. Elle ne sortait plus et avait coupé tous les liens avec les amis de naguère. Sa vie avait changé. La chance aidant, elle avait trouvé un emploi de vendeuse dans un beau magasin de confection. Dorénavant, l’existence d’Andrée Fontan se confondit avec l’éducation de sa fille. » Pierre Retier (Marie des Landes)

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