Viens chez moi, j’habite chez elles

 »-. Bref, pour toutes ces raisons, chez les Buttafava, aucun homme ne travaillait. Dans cette intéressante famille, les ressources étaient assurées par le travail des femmes. Au fond, pourquoi pas, comme le disait si justement l’excellent Bartolomeo. – Nous sommes neuf. Dont un nourrisson. Il y en quatre qui travaillent. La moyenne y est-. La maman, Rachelle, était cuisinière, mais pardon, cuisinière de grande maison, ne faisant que des extras, dictant ses conditions, et rentrant chez elle tous les jours. De la cuisinière de grande maison, elle avait tous les traits, us et caractère, un teint cuit, une ombre de moustache, un appétit d’🐦 et une âme d’impératrice.

Projet picassez-vous la tête

Cette âme d’impératrice expliquait un peu les choses. Madame Rachelle, bien entendu, aurait préféré un mari qui travaillât. Mais, travailleur, elle aurait été forcée de le respecter. Celui-ci, qui ne faisait rien, elle le dominait, et finalement, s’en accommodant, elle avait renoncé à le tarabuster. De temps en temps, agacée, elle le mettait à la porte, mais, trois heures plus tard, le retrouvait avec plaisir. L’excellent Bartolomeo n’en prenait pas ombrage. – C’est le travail. Rachelle travaille trop. Ça aigrit le caractère-.  » Félicien Marceau (Le beau travail)

2 réflexions sur “Viens chez moi, j’habite chez elles

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s