Avec les sous de l’aumône

 »-. Avec une pension, nous ne serons jamais dans le besoin-. Peut-être… Mais, si je ne peux plus travailler, je crois que…- Julien revint à la mi-décembre, démobilisé et titulaire d’une petite pension qu’il devait toucher à la perception de Souillac, mais pas avant trois mois. Elle hésita à lui avouer qu’elle attendait un deuxième enfant, s’y résolut, un soir, à l’approche des fêtes, pensant que Noël pouvait l’adoucir, lui faire oublier l’obsession qui le hantait, redevenir l’homme qu’il avait été. -. Je travaillerai. Je ne sais pas comment, mais je travaillerai-. Devant la lueur folle qui brilla dans ses yeux, elle regretta d’avoir parlé, d’autant qu’au fil des jours il se ferma à nouveau, y compris la 🌃 de Noël, dont elle avait tant espéré.

Projet « Nativité »

Elle le surprir à tenter d’attacher une truelle à sa ✋ droite avec de la ficelle, puis, un matin, à essayer de travailler avec l’outil dans sa ✋ gauche. Mais cette tentative s’acheva par des cris, une colère qui l’embrasa au point de lui faire casser une vitre de la cuisine. -. Rien ne presse, puisque nous allons toucher une pension-. Ce sont des sous d’aumône, ce ne sont pas des sous de travail !- . Elle comprit qu’il avait honte d’être payé sans travailler, lui qui avait été habitué, depuis son plus jeune âge, comme tant de gens à l’époque, à ne vivre que du 🍞 qu’il gagnait. » Christian Signol (Pourquoi le ciel est bleu)

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