La bande à Orlik

 »-. Autour de la ville, par les sentiers de forêt, par les profonds ravins, la bande d’Orlik rôdait d’un trot de bête fauve. La bande attaquait les paisibles bourgades cantonales. Les 🐔, caquetantes de frayeur, se sauvaient dans toutes les directions. Une détonation claquait. Devant la maisonnette blanche du Soviet cantonal, une brève fusillade crépitait, comme des branches sèches sous les pieds. Les bandits, montés sur des 🐎 bien nourris, couraient de-ci de-là, et sabraient les hommes qui leur tombaient sous la ✋. Ils sabraient en sifflant comme on fend du bois. Les coups de 🔥 étaient rares, on ménageait les cartouches. La bande disparaissait aussi vite qu’elle avait surgi. Partout elle avait des yeux, des oreilles. Ces yeux brillaient de la maisonnette blanche du Soviet cantonal, des fils invisibles se rendaient jusqu’au fourré du bois. Dans la même direction s’écoulaient cartouches, quartiers de 🐷 frais, bouteilles, et aussi les nouvelles, transmise à voix basse, par un réseau compliqué, à Orlik en personne.

50x60cm « Les cavaliers »

La bande ne comptait, en tout et pour tout, que deux ou trois centaines de coupe-jarrets. Mais on n’arrivait pas à mettre la ✋ dessus. Scindée en plusieurs unités, elle opérait en deux ou trois districts à la fois. Impossible de les repérer. La 🌃, c’est un bandit, le jour, un paysan pacifique qui bricole dans sa cour, donne à manger à son 🐎 et tire sur sa pipe. Debout sur le seuil de sa porte, il rit dans sa barbe en reconnaissant d’un regard trouble les patrouilles de cavalerie. » Nikolaï Ostroviski (Et l’acier fut trempé…)

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