Du Sérail, s’évader…

 »-. Je ne cessais de ressasser les idées les plus saugrenues les unes que les autres, qui me ramenaient à la même conclusion, il me fallait sortir d’ici. Je crus en avoir trouvé le moyen. Chaque semaine, des colporteurs, admis à proposer leurs marchandises, les déposaient dans un tourniquet, placé à côté de la porte du Harem. Préparer un billet, le glisser parmi les marchandises renvoyées dans le tourniquet, compter sur la providence pour qu’un marchand le trouvât, tel était mon plan. J’ai fébrilement attendu le jour du marché, et j’ai suivi mes compagnes, billet en ✋.

Projet 🎏 d’avril, La cage de fer

Les femmes se ruèrent comme des folles sur le tourniquet, qui déversait des flots d’étoffes, soieries épaisses de Chine, brocarts persans aux minuscules motifs, mousselines brodées des Indes, velours de Gênes, soieries fleuries de Lyon. Je pus enfin approcher du tourniquet et lui confier mon message. J’ai retrouvé ce que je griffonnai dans mon Journal, le même soir. -. Je suis soulagée, j’ai confié ma bouteille à la mer et à la grâce de Dieu. Reste à savoir maintenant si celui qui aura découvert mon billet le portera effectivement à la Maison de France. Mon sort est entre les ✋ d’un inconnu. L’attente commence, faite d’incertitude et d’angoisse. Serai-je délivrée ?- » Michel de Grèce (La 🌃 du Sérail)

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