Mon beau Paris

 »-. À Paris, le roi Philippe donnait l’exemple de l’intérêt qu’il portait aux habitants de la ville. Dès les premières années de son règne, quand il n’était encore qu’un garçon de dix-neuf ans, il avait parfaitement saisi l’intérêt qu’il avait à ce que, sur son domaine, les cités fussent faciles d’accès et agréables à habiter. C’est alors qu’il avait fait entreprendre le pavage des rue de Paris. Un beau dallage de grès qui était à présent l’orgueil de la cité. Mieux encore, comme l’afflux des habitants faisait de cette cité le centre d’une ville rayonnant largement sur les deux rives, il avait, quelques années plus tard, recommencé la reconstruction de l’enceinte parisienne. Une puissante muraille neuve dessinait désormais un large demi-cercle sur la rive droite.

50x50cm  » Donjons et châteaux », vendu

Comprenant qu’avec l’afflux des habitants, le four banal n’était plus justifié, le roi Philippe avait autorisé les boulangers à avoir chacun leur four, et l’on avait vu cesser les queues interminables qui compliquaient l’existence des Parisiens. Pour faciliter le commerce, il avait fait élever, sur le marché neuf que son père avait établi au lieu de Champeaux, de grandes bâtisses sur piliers qu’on nommait Les Halles, et qui réunissaient toute une population grouillante, plus animée encore que lorsque la foire Saint-Lazare ouvrait ses portes. » Régine Pernoud (La reine Blanche)

Une réflexion sur “Mon beau Paris

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s