Au Perroquet Vert

 »-. J’avais noué des relations de sympathie avec Jérémy. Il me proposa de me faire visiter cette ville si singulière, fascinante, grouillante de vie, si différente, disait-il, de Boston, de la Nouvelle-York et des autres cités du Nord, qui tenaient leur population enfermée dans un carcan d’austérité et de puritanisme. Charlestown avait l’apparence d’un immense caravansérail. On y croisait des gens de toutes les nations d’Europe, négociants, honnêtes immigrants, mais aussi la lie de la société, hommes de mer en rupture de contrat, déserteurs français et espagnols, financiers en cavale, proxénètes et filles de joie. -. Il semble que toutes les putains d’Irlande et d’Angleterre se soient donné le mot pour s’installer ici. Il y a plus de bordels à Charlestown que dans toutes les villes, du Nouveau-Brunswick à la Floride-.

25x30cm « Perrot le perroquet »

Il avait ses habitudes chez ces demoiselles du Perroquet Vert, un somptueux lupanar qui recevait sa visite deux ou trois fois par semaine. Comme il menait un train de lord, les beautés vénales n’avaient rien à lui refuser. Il avait sa chambre, ses favorites, du 🍾 et du whisky sur le guéridon. Il m’invita un soir à le suivre, je déclinai son invitation, n’ayant pas comme lui une fortune à dépenser dans ce genre de réjouissances. Et puis, Daffodil me suffisait… » Michel Peyramaure (Louisiana)

Une réflexion sur “Au Perroquet Vert

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