Viens chez moi, j’habite chez la Kadine

 »-. Je remplaçai donc la Kadine Provençale. C’est-à-dire qu’une fois de plus je changeai de logement. Ces descendants des nomades ont vraiment le goût du déménagement. J’avais supplié de ne pas me donner le logement de la défunte, on m’attribua donc le seul appartement de Kadine disponible. Une entrée, une chambre assez vaste pour Mahmoud et moi, un réduit pour mes esclaves. Par mes fenêtres décorées de verres de couleur, j’apercevais le jardin étriqué du Harem, les remparts du Sérail et le chaos de la ville basse, avec les minarets de la mosquée de la Sultane Validé et les coupoles du Bazar égyptien.

Projet La minute 🦋, la Kadine Papillon

Mon appartement n’avait pas été redécoré à la française, il conservait ses panneaux de faïence éclatants de fleurs et de fruits, ses boiseries traditionnelles, vert, rouge et doré, ses étoiles à l’or passé, incrustées au plafond. Au Harem, on considérait ce décor affreusement démodé, mais je le préférais aux lourdes imitations de l’Europe. On y transporta mes coffres d’écaille et de nacre, mes boîtes d’ivoire à multiples tiroirs. Je rangeai dans les niches mes flacons à parfum en verre de Bohême. J’aimais mon nouveau logement. » Michel de Grèce (La 🌃 du Sérail)

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