Le grand massacre

 »-. Personne n’échappait au massacre, ni les hommes, ni les femmes ni les enfants. Sauf les esclaves. Les quelques femmes que les sauvages avaient épargnées seraient réservées au bon plaisir des chefs ou feraient des esclaves très appréciées. Orgie de meurtre… Orgie de 🔥. Le premier incendie éclata dans la demeure du commandant. Sur le plateau dominant le fleuve, à travers la plaine, au-delà des collines, des demeures de colons et de commis flambaient, rouges sous le ciel bas de novembre. Gilles, de sa cachette, reconnut la sienne, cette grande fleur pourpre empanachée de fumée roussâtre, qui s’épanouissait au-dessus d’un champ de maïs. L’air sentait la fumée et une odeur moins familière, celle des corps calcinés.

50x50cm « Le neuvième jour »

Lorsqu’il eût observé une relâche dans la tourmente, Gilles se hasarda à sortir de son abri. Un Indien ivre, qui portait une ceinture de scalps, un galon d’alcool à sa portée, le regarda passer sans broncher du pied de l’ 🌲 où il était allongé. Des vols de corbeaux et d’🐦 de proie commençaient à tournoyer au-dessus du carnage et se perchaient sur la cime des 🌲. Pour arriver jusqu’au débarcadère, il dut, presque à chaque pas, enjamber des cadavres. Le vent qui s’était levé avec le début de la soirée soufflait âprement sur le fleuve en faisant se lever de courtes vagues rosâtres qui soulevaient les cadavres. Gilles se dit qu’il aurait aimé se confier à ce souffle, afin de brûler la distance et de parvenir à la Nouvelle-Orléans avec la 🌃… » Michel Peyramaure (Louisiana)

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