Viens chez moi, j’habite à la Tour d’Ezra

 »-. Dieu merci, notre trésorier, Moshé, va revenir de l’hôpital, de sorte qu’après notre assemblée générale de la semaine prochaine je n’aurai plus à le remplacer et pourrai reprendre mon propre travail. Mais il faut d’abord que je prépare le bilan annuel pour l’assemblée, ce qui est une corvée plutôt désagréable. La comptabilité communale n’en a pas moins son côté intéressant. Notre arithmétique n’a pas pour base la livre, mais la journée de travail, et la journée d’entretien. Comme dans toutes les nouvelles colonies, la valeur moyenne du travail est encore très faible, nous gagnons théoriquement trois shillings et six pence par jour. Mais, bien entendu, ceci ne s’applique qu’à ceux dont la besogne est destinée à produire un revenu. Les travail des cuisinières, serveuses, couturières, blanchisseuses, etc, ne produit pas de revenu.

Projet Viens chez moi, j’habite chez une copine, Granges et dépendances

Ce qui réellement me fascine, est le curieux tableau statistique démontrant comment l’être humain passe son temps en vue de la satisfaction de ses besoins alimentaires. La vie communautaire est révolutionnaire, parce qu’elle rend l’agriculture possible avec une journée de travail de huit heures. Et en fait de la sorte une occupation civilisée. À partir de cinq heures du soir, je dispose librement de mon temps. Et, à tout prendre, le but final du socialisme n’est-il pas la conquête du loisir ? » Arthur Koestler (La Tour d’Ezra)

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