La philosophie devant mon miroir

 »-. Ce matin de juin, elle s’attarda un instant devant la glace de son armoire où, d’ordinaire, elle se coiffait machinalement, en enroulant ses longs cheveux en chignon sur sa nuque. Et, tout d’un coup, ils lui apparurent tels qu’ils étaient vraiment, d’une blancheur parfaite. Or, elle n’avait jamais vraiment songé à son âge, car elle n’avait pas vu le temps passer. – Cinquante -six ans !-

40x50cm « Portrait de famille »

Bien que grand-mère, elle se sentait jeune, et sans doute son esprit l’était-il. Mais les évènements des années précédentes avaient fait vieillir son corps, et cette évidence la toucha profondément. Comment, comment aurait-il pu en être autrement ? C’était dans l’ordre des choses, les années passaient, le monde et les gens changeaient, et il ne fallait plus s’étonner de rien. À partir de ce soir-là, les ☁️ qui s’étaient amoncelés au-dessus d’eux se dispersèrent, et Philomène attendit avec impatience le jour où la femme de son fils François viendrait s’installer dans la grande 🏡. » Christian Signol (Les menthes sauvages)

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