Cet intrus qui frappe à ma porte

 »-. L’angoisse m’a étreint. Il m’a semblé que mes nerfs allaient lâcher, que je serais impuissant à garder le contrôle de mon être. Je suis resté sur place, au paroxysme de la tension, alors qu’on resonnait déjà. L’acuité de mes sens était telle qu’ils s’accordaient à tout, enregistraient tout, tous les bruits, ceux de mon appartement et ceux du dehors, toutes les odeurs, les relents d’huile, d’acrylique, de térébenthine, jusqu’à l’odeur du métal, du bois, du bois, de la toile, du sang… Et tout grouillait autour de moi, et j’en avais l’esprit écrasé, comme réduit à néant. On a sonné de nouveau. Arrivé au vestibule, je me suis aperçu que j’avais toujours la palette de peinture à la ✋. La sonnerie a retenti pour la quatrième fois. – Monsieur Develde ?-

Projet Viens chez moi j’habite chez une copine, les deux portes

Un immense sentiment d’horreur et de désespoir m’a envahi, et j’ai quand même fini par ouvrir la porte. La tête a émergé de l’ombre. Ce n’était aucune des trognes de mon amalgame, mais un visage indifférent et presque inexpressif. Il m’a demandé si ma sonnette marchait, si je l’avais entendue. Il a cligné des de paupières. Son regard a cherché quelque chose derrière moi. Puis j’ai u qu’il considérait la palette que tenais entre les doigts et que je serrais sans relâche. L’air confus, il a murmuré. -. Vous étiez en train de PEINDRE ?- ». Jean-Baptiste Baronian (Faux tableaux)

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