Le souffle d’Azrael

Faut-il en parler, faut-il même l’évoquer, dans ce monde qui se veut aseptisé et ne parle de la mort que dans les grandes tragédies, les crimes de guerre ou les disparitions de personnalités connues. C’est pourtant le sujet récurrent, le but ultime de toute vie, la suprême interrogation, la grande énigme jusqu’à aujourd’hui du moins non résolue, ni par vous, ni par moi. La grande faucheuse, le souffle d’Azrael, l’ange de la mort, est source de toute créativité chez l’artiste, je dirais même que ledit souffle l’inspire, lui montre et lui promet ses meilleurs effets. Lui procure l’aiguillon de la crainte, de la motivation, de l’accomplissement. Sans mort qui s’ensuit, point de vie qui s’épanouit. Point d’extrapolation, point d’espoir, point d’imagination. Point de littérature, de musique, de peinture…

40x50cm « Atomic Fiction » -plus rien, pour personne-
30x30cm « La grande Porte » -qu’y a-t-il au-delà ?-

Mettre en peinture ses émotions les plus intimes, pourquoi pas. Ce n’est pas indécent, si on le fait avec pudeur. Comprenez bien, le voyeurisme, à ne pas confondre avec la provocation, a certes toute sa place dans l’art, car il est inhérent à notre statut d’être humain. Mais autant le laisser inspirer qui s’en nourrit, et se contenter de son propre ressenti. Les grandes batailles, le sang qui coule, l’homme réduit à l’état de corps ou d’âme, pourquoi pas ? Chacun sa description, sa vision, sa sensibilité, son coup de pinceau ou de 🔪. Osons !

30x40cm  » Le Dieu de la guerre  » – la guerre, la mort, les sacrifices humains dans les civilisations depuis longtemps disparues-
30x40cm « Les âmes damnées » -. -lorsque Dante franchit le pas et nous entraîne avec lui et nous fait bouillir dans la marmite de l’ Enfer-

Mon conseil. -. Après le pourquoi, qui trouve sa justification en chacun de nous, reste la voie royale, à savoir concevoir et exécuter. À savoir le comment. Chacun ira sur son propre chemin, qui va de l’abstrait -c’est le plus difficile, car ledit abstrait ne se résume à un titre de tableau, il y faut de l’âme et de la consistance-. On peut suggérer le grand malheur, par du figuratif à peine esquissé mais toutefois perceptible. Ou partir carrément et crânement sur l’explicatif, avec images peut-être choquantes. Osons, mais n’oublions pas que la peinture, si elle est un moyen d’expression de ses impressions, est avant tout un art. L’art de PEINDRE.

25x30cm « La légende du Roy Gradlon » -dans les contes et légendes, la mort guette à chaque pas derrière le folklore –
40x50cm « Stalingrad » – la famine, les bombes, les snipers, l’horreur absolue-

Une réflexion sur “Le souffle d’Azrael

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