Ménage à l’Indienne

 »-. Ces relations de concubinage étaient une insulte à la religion ! On lui retorquait-. Ce sont de jeunes et solides gaillards. Ils ont besoin d’une femme pour leur ménage, et pour le reste. Qui, à part vous, aurait le front de s’en plaindre ? Ces sauvages sont dociles et travailleuses. Les enfants qu’elles ont de nos colons sont fort beaux et en bonne santé. – Elles ont des moeurs déplorables, aucune morale, aucune religion, je crains que leur comportement ne gâte l’esprit et le ❤️ de nos hommes-. Leurs mœurs ? Elles valent les nôtres, mon Père. La morale ? Le mot leur est inconnu, mais ils auraient des leçons à nous donner quant à notre comportement. La religion ? Laissez-leur le temps de la découvrir…-

La cohabitation des Blancs avec leurs compagnes Indiennes était moins sereine qu’on ne le prétendait. Des querelles éclataient couramment dans ces ménages improvisés, soit que le mâle souhaitât répudier sa concubine, soit que celle-ci souhaitât retrouver sa liberté ou se montrât infidèle. Certaines retournaient sans prévenir dans leur tribu, en emportant le petit bois-brûlé né de leurs brèves amours. Sans les menus événements qui marquaient la vie matrimoniale des habitants, la colonie eût sombré dans l’ennui. L’existence de la communauté était exempte de secrets, tout se savait des uns et des autres, et les langues allaient bon train. » Michel Peyramaure (Louisiana)

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